Série Coups de Foudre

Série Coups de Foudre

Vidéo couleur, sonore — 20'

In Contemplations

 

 

Série coups de foudre

Carte postale

Installation vidéo présentée en juin 2015 dans le hall du Centre Culturel Bonnefoy à Toulouse dans le cadre du projet INTIME / EXTIME.
Avec l'aide précieuse  de Nataly Guillot et Doug le Toug

Avec Kounia, Henri, Marie-Christine, Nathalie, Denis, Luna, Marius, Etienne, Darcy, Jobi, François, Elvis, 2pak, Bonnie, Alexis, Suzanne, Nicole, Hélène, Raphaël, Lolita, Léa, Anaïs et les jeunes musicien·e·s de la place Arago

Toulouse  France - 2015

 

Il s’agissait pour deux artistes, Carl Hurtin et moi même, de créer simultanément une œuvre visuelle avec la participation des habitant.e.s du quartier. Alors que Carl se consacre à la photographie, je me concentre sur la vidéo.
J’ai vécu un coup de foudre à Lisbonne quelques mois plus tôt, une émotion inattendue, merveilleuse, qui submerge tout. Je décide de rencontrer celles et ceux qui ont envie de parler de cet émoi devant une caméra. Prétexte à la rencontre et à la contemplation, la résidence à lieu d’avril à juin au printemps.
Il s’agit d’établir un protocole qui implique les habitant.es dans l’œuvre.
Pendant huit semaines j’erre et explore le quartier. Je passe du temps avec celles et ceux qui acceptent d’être filmé.e.s et qui souhaitent se raconter. Nous prenons le temps de la discussion, de l’échange. Au hasard des rencontres la musique s’impose, elle est le liant indispensable à toutes mes créations.
J’envisage la vidéo dans la spontanéité et la capture de l’ instant. Et j'applique intuitivement le processus de création  de Jonas Mekas qui dit de son travail Moi, je me décris d'ailleurs comme “filmeur” plutôt que cinéaste, parce que je ne décide de rien. Je me promène avec ma caméra dans ma poche et je la sors quand je sens que c'est le moment. Je n'ai aucun plan, aucune note, aucun script, aucune idée de ce que je vais filmer et de la manière dont j'utiliserai les images.
Le montage, que j’effectue simultanément au tournage, fragmente les paroles, les assemble, les recompose et les arrange, évoque un chœur, un ensemble, une symphonie. Les habitant.e.s se rencontrent, se questionnent et se répondent alors dans l’espace virtuel de la vidéo.
C’est une écriture de la parole, une écriture expérimentale, une recherche autour de sa musicalité, de son rythme. Une libération d’une parole musicale. La langue s’exprime comme la musique. Les fragments pour le tout, les notes d’une symphonie.
C’est aussi une composition picturale, grâce aux multiples écrans - 9 écrans de télévision à tube cathodique -  qui créent ainsi un tableau vivant, nourri de discussions et de contemplations.
Tournées au printemps 2015, les images de nature de Série coup de foudre sont colorées, lumineuses et viennent avec délicatesse ornementer les visages.
Le quartier populaire se pare de fleurs alors que ses habitant.es parlent d’amour. Les violons sortent dans la rue, ici et là des instants de grâce, des synchronicités se présentent à moi.
Il s’agit de magnifier l’instant présent et de célébrer la vie, l’amour et la rencontre